Pourquoi la bourse reste-t-elle optimiste quand les grandes entreprises annoncent des pertes records ?

Actuellement, l’économie française (mais aussi mondiale) peut sembler un peu difficile à suivre. D’un côté, les grands groupes comme Renault, Airbus, Air France, et bien d’autres, annoncent des pertes records et catastrophiques sur le premier semestre 2020. Une situation évidemment répandue dans le monde entier. D’un autre côté, les bourses de Paris et d’ailleurs affichent un optimisme déroutant. Explications.

La chute du dollar renforce la position de l’euro

Si le capital de certaines grandes entreprises fond comme neige au soleil actuellement, c’est à la finance que la bourse doit son optimisme. En tout cas, c’est l’une des explications au regain d’enthousiasme à la bourse de Paris. Effectivement, depuis le début de l’année, le cours du dollar a chuté de 12 % par rapport à celui de l’euro.

Or, les investisseurs peuvent tout à fait tirer profit d’une telle situation. Évidemment, pour comprendre cela, il faut avoir en tête plus de détails sur le courtier forex et son fonctionnement. Néanmoins, la chute du dollar permet d’investir à moindre coût et de dégager des profits importants en faisant les bons investissements. Voilà sans doute l’une des raisons pour lesquelles les bourses du monde entier restent optimistes pour le moment.

Dans l’attente fébrile d’un plan de relance

Néanmoins, malgré la chute du dollar, les investisseurs et entreprises des États-Unis se montrent aussi étonnamment optimistes. D’ailleurs, la bonne santé de la bourse de Paris est d’abord due au NASDAQ, car le CAC 40 ne se porte pas si bien. Or, si les entreprises américaines ont encore le sourire, c’est parce qu’elles n’ont pas perdu l’espoir d’un plan de relance gouvernemental qui leur permettrait de traverser la crise.

Pour le moment, aucune annonce n’a été faite. Le président Trump ne s’est pas montré particulièrement concerné par les répercussions de la crise sanitaire, mais il sait bien que la bonne santé économique du pays est son meilleur argument pour se faire réélire. De même, la banque fédérale américaine n’a aucun intérêt à laisser les plus grandes entreprises du pays couler. L’éventualité d’un plan de relance sans condition est donc tout à fait probable.

Un optimisme qui cache mal les dégâts réels de la crise

Si la bourse et les marchés financiers se montrent si optimistes, il ne faut pas pour autant oublier que les raisons de leur bonne humeur ne concernent que les investisseurs potentiels. Effectivement, cet optimisme cache mal la crise économique majeure que le monde traverse. Au contraire, il révèle l’identité des futurs vrais perdants de cette crise.

Effectivement, si les entreprises peuvent compter sur des plans de relance et si les investisseurs les plus malins peuvent aisément profiter de la situation, ce sont les travailleurs qui paieront les pots cassés. De nombreuses entreprises parlent déjà de diminution de salaires et d’augmentation du temps de travail, oubliant bien vite que les aides qui leur ont permis de survivre à la crise ont été financées par les impôts des mêmes salariés à qui elles demandent un effort supplémentaire.

 

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