Escroquerie à la Sécu, deux infirmières libérales à la barre

Ce n’est pas la première fois que les agissements d’une infirmière libérale monopolisent l’audience. Rappelez-vous déjà, au mois de janvier, les pratiques d’une infirmière libérale du Centre-Bretagne étaient au cœur de toutes les discussions. Aujourd’hui encore, deux autres infirmières libérales se retrouvent au tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour des faits d’escroquerie à la CPAM.

Encore les infirmières libérales !

Quelque chose cloche définitivement chez les jeunes infirmières qui exercent dans le secteur libéral. Ni une ni 2 fois ni 3 fois, des IDEL sont traînées en justice pour leurs malversations, et c’est presque toujours pour les mêmes choses. Ce mardi 26 mars 2019 également, des infirmières devront répondre de leurs actes au tribunal de Saint-Brieuc. Elles sont accusées de modifications d’ordonnances, de surfacturations d’actes et d’autres délits encore.

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Pourtant, cette affaire est apparue par pur hasard, suite à une enquête administrative de la Caisse primaire d’assurance maladie des Côtes-d’Armor. C’est parce que l’administration a constaté des dysfonctionnements dans un des cabinets de la région qu’elle a finalement décidé de mener une petite enquête. Ils ont finalement découvert qu’il y avait au sein du cabinet deux infirmières qui avaient recours à des subterfuges de tout genre pour soutirer l’argent du cabinet. Elles ont été appelées à comparaître au tribunal. Pour le moment, elles nient tous les faits. Le jugement a été renvoyé jusqu’au 11 juin 2019.

Malgré les preuves, elles se disent innocentes…

Nos deux accusées clament haut et fort qu’elles sont innocentes et qu’aucun des faits qui leur sont reprochés n’est vrai. Qu’il s’agisse des modifications d’ordonnance, des sur cotations d’actes infirmiers, ou encore de la duplication facturation infirmière, elles sont catégoriques. On rappelle cependant que les comptes bancaires des concernées ont été décortiqués. La CPAM soutient que le préjudice global avoisine les 109 000 euros.

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À chaque remarque de la présidente, la première infirmière qui s’avère être la responsable du cabinet estime n’être au courant de rien. Elle n’est pas réellement convaincante. D’ailleurs, dans certains cas, elle relativise sa responsabilité. L’autre infirmière décide quant à elle de tout mettre sur le compte de « l’inexpérience ». Elle dit ne pas s’être rendu compte de tout ce qui se passait dans le cabinet puisqu’en réalité, elle débute dans l’exercice libéral.

Bien sûr, on leur accorde le bénéfice du doute. Car en fin de compte, chaque personne est innocente jusqu’à preuve du contraire. On attend donc la décision du juge prévue pour le 11 juin 2019.

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